humaniterre

se raconter pour comprendre les autres

17 juillet 2007

GARDE DE NUIT.

infirmieres

Je n’ai jamais su dire les choses simplement à la page blanche. Comme c’est aussi un miroir je me suis presque tjrs arranger pour que j’apparaisse mieux que je ne suis, en utilisant la langue comme une sorte de maquillage. Mais arrive un temps où la maladie rend les artifices gênants quand on veut apparaitre pour ce qu’on est :un malade qui se fiche de la vox-populi et qui cherche à sortir du mal, en écrivant avec l’espoir que ses mots rencontrent quelqu’un possédant le remède. Je sais que JE dois me guérir  de cette souffrance. Alors si je continu a cultiver l’illusion que la guérison viendra des autres c’est que la tendance narcissique est plus forte que le principe de réalité. Me revoilà reparti pour un tour de pédantisme…Depuis que j’ai ouvert ce blog je ne peux pas dire malgré les PETITES vanités que j’en retire que j’ai rencontré plus de deux personnes qui m’accordent autant d’intérêt que je ne leur en accorde. CE qui réduit singulièrement le prorata entre les pages écrites et le nombre de lecteurs manifestant une demande amicale pour me comprendre, voire pour m’aider en m’accordant de leur temps une fraction qui ne soit pas dédiée uniquement à parler d’elles.En cela le virtuel ne diffère guère du réel. Pour un personne qui aide les autres cent mille qui se lamentent ou se regardent le nombril, comme je le fais. A ma décharge mon vécu ressemble à une compilation des traumatismes d’un enfant du 20eme siecle .La mini-dose d’amour propre qu’il me reste m’interdit d’étaler nommément cette collection de blessures, dont le récapitulatif que je m’inflige régulièrement m’incite a penser que contrairement aux mœurs établis le suicide est une mort naturelle. Bien sur entre le dire et le faire il y’a des années-lumière…Les gens s’étonnent qu’on puisse faire à ce point abstraction de pudeur pour se raconter de la sorte. J’admire en cela une certaine blogueuse qui écrit viscéralement avec une indifference supreme pour les BIEN PENSANT,leurs critiques,leurs compliments..Pourtant le scandale est un des principaux moteurs de la société de l’information. Je suis le produit d’une époque qui  depuis Gutemberg à Mac Luhan n’en finit pas de s’alimenter avec l’étalage des horreurs de la vie jusque à nous faire passer pour une espèce qui vendrait l’homme à la criée  à l’étalage des boucheries. Bienheureux ceux qui croient encore que « Massacre à la tronçonneuse » est un film de fiction …Mais je reviens à ma petite personne et à son big ego pour dire que je suis également le résultat d’innombrables humiliations, violences et colères refoulées depuis que je suis entré(et pas encore sorti) dans les ronces de l’âge pubère .Voila enfin le fin mot de l’affaire, car aurait le vieux sage de Vienne » : »splendide cas de retour du refoulé !!! ».C’est probablement ce que pense aussi ma psy quand je lui fais récit de mon agressivité, de mes colères, de mes  rancunes, de mes frustrations gigantesques, quand je regarde passer devant mes yeux les gens qui sont bien dans leur peau(même si ce n’est qu’en apparence c’est insupportable  pour ceux qui ne savent pas simuler une bonne mine…) et qui semblent me narguer surtout s’ils sont jeunes et riches, ces salauds…Un autre sage-lui natif –de Nueva York- a dit « Il suffit de vomir son âme et tout le reste vient avec ».Alors considérez que depuis que j’ai ouvert ce blog, c’est comme si j’étais penché sur la cuvette des WC, attendant de finir de rendre tout ce que j’ai sur le cœur et sur la mémoire…Comme vous êtes familiarisés  comme moi avec le sang qui gicle sur les écrans des JT-à l’heure grave et solennelle des atrocités biens ficelées en 120 secondes-je ne pense pas que quelques  éclaboussures  de gerbe sur vos rétines vous incommodent vraiment…

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14 juillet 2007

HAMLAGH KEM

Je t’aimais dans la musique, la musique électronique branchée sur la source de la joie  subatomique-là où dans la danse de la structures moléculaire vibre l’amour, pulse et palpite-nous guidait sur la route de l’innocence,vers la découverte de la virginité du Monde, merveille intacte pour chaque nouveau arrivant avant qu’il n’échoue dans les vers du poète en se demandant « à quoi peut lui servir de se lever matin ».Je t’aimais avant que les matins me deviennent inutiles comme autant de plats servis à ceux aspirent à la fin. Je t’aimais dans les soirées d’encens, sur ces lits tapis volant, là où venaient boire nos regards les  houris des mille et une nuits,quand Sherazade passait sa main musicale dans les boucles de mon cœur et que les volutes de ma pensée électrique tournaient au rythme des palmes qui se balançaient selon la cadence du ressac de la mer , la mer enivrée par le chant humain, celui là d’où naissent sanglots et tremolos et qui aux moments de ta chair enchantée montaient de ta gorge,lorsque tu te souvenais de la magie des feux de Bengale, que tenant dans ta main- comme un courrier à délivrer d’ urgence pour nous informer qu’au Monde nous étions pour connaître l’ange de l’amour et ses déchirures-tu en délivrais les étincelles dans une course dont le sillage haletant illuminait le rivage des années à la vitesse d’un cheval au galop.Je t’ai tant aimé, des Roi Mages aux enfants spirituels de Charles Manson, de Donald Duck à Donald Rumsfeld, de Babylone à Bagdad, de Marilyn Monroe  à Marilyn Manson Je t’aimais, bien avant que le temps nous fixe les limites au-delà  de quoi la séduction n’est plus qu’un arrangement cosmétique, qui traine les jours vides dans les hotels de nuits désertes, cherchant parmi les rires violacés de l’alcohol le paradis perdu et que les chasseurs de prime nous offrent de retrouver les serments que nous avions échangés pour rester jeunes à jamais. Je t’aimais, bien longtemps avant que l’espoir soit parti sans laisser d’adresse , nous léguant comme Vladimir et Estragon au bon plaisir de la vacherie du destin.Je t’aimais -tu le savais-  ainsi que je n’aimerais plus comme la dernière moisson après laquelle la terre épuisée demande grâce. Je t’aimais d’amour ,avec ces mots simples comme la mort et qu’on grave  dans les cœurs in sculptés qui décorent l’écorce des arbres ,qu’il ne faudrait jamais jamais couper pour conserver le souvenir des amants désunis.Je t’aimais comme le premier matin qui se leva après la nuit des temps ; à cette époque  pubère où regardant dans le velours noir du ciel, la collection infinie des diamants de la voie lactée, je me disais que le mécène qui était derriere toute cette exposition  ne devait pas être chiche en amour; c’était il y’a longtemps, avant que les autres en bas ne confondent Le Seigneur avec le saigneur,proclamant leurs chapelles  concurrentes comme les seules à communiquer avec le Mystère. Teardrops isn’t it ?Pleure moi des rivières encore, comme quand je voyais tes yeux-ces joyaux- verser leur perles sur la souffrance des grands et des petits ; ces petits écoliers dont tu parlais avec tant de douceur , de joie ,que les copines se précipitaient aussitôt voir leurs mecs, pour exiger qu’ils sèment en elles la petite graine qui leur donnerait le gros cadeau.Je t’aimais comme l’enfant aime la licorne dont il ignore qu’elle aspire aux centaures.Je t’aimais .Comme  s’aiment les momes qui ne savent pas qu’en eux poussent l’adulte et la raison qui vendrons la méche sur Bambi les fées et le pére noel.Je t’aimais ignorant que chaque humain est un puits où la réserve d’amour n’est pas renouvellable.Je t’aimais ,sans savoir pourtant ,que je ne cesserais jamais de t’aimer depuis ta premier apparition qui me sécha la bouche,me privant  de salive, que les verres de vin éclusés ne parvenaient a retrouver, sans qu’aucune ivresse ne me gagne,puisque je venais de rencontrer celle devant qui abdiquèrent les paradis artificiels.Je t’aimais à présent que je m’exerce à survivre et tu l’as su de bonheur pour cela je n’ai pas reçu le don.

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01 juillet 2007

La Madrague avec les BB phoques.

cyberechos

La tête penchée sur le clavier,j’imagine le nombre astronomique d’histoires écrites avec seulement 28 lettres.Mais d’entrée l’effort me parait inhumain pour en ajouter ne seraitce qu’ une seule, d’histoire.

Je reste suspendu,les doigts au dessus du clavier ;puis le ballet qui repart :tac !tac !tac !tac !tac !Je me demande comment etait le son produit par les scribes qui- avant de se dissoudre dans la nuit des temps- consignèrent pensées, actions,événements, sur des tablettes,des peaux de bêtes, des papyrus,des parchemins ?Mais Comment serions nous, si au lieu d’inventer des supports de mémoire et des langages notre espèce avait dés le départ crée une culture de l’oubli ?Penser un peu à ça , ça donnerait quoi des sociétés gouvernées par le devoir de l’oubli ?Celà nous aurait emmener où ,d’effacer nos traces pendant que nous avancions ?Mais aurait été t’il nécessaire de faire de l’amnésie notre guide aveugle dans le temps, puisque il y’a déjà la mort qui permet de nous perdre ?Le soleil brille, les oiseaux chantent et les plantes frémissent sous le vent qui agitent des femmes les fichus, les voiles et aussi les jupes, qui se font rare devant l’invasion des pantalons ;Jean’s pleins a craquer sous un ciel d’Eden…on dirait l’Eternité des agences de voyages, qui vous font des prix pour le nirvana estival,l’orgasme convivial des villages de vacances.…La mer je l’ai fréquenté longtemps, ses matins d’eau de source, sa mousse , son écume,ses festons, sa dentelle,ses algues,sa tiedeur amniotique,ses sirénes en deux pièces,et tout là-haut, à la verticale, le soleil,point torride qu’en faisant la planche, je tentais de fixer, de mon regard myope où les gouttes qui perlaient entre mes cils diluaient ma vision déjà brouillée…Nous partions à la plage comme les  dauphins migrent vers les dauphines; tels les pélerins qui vont s’assurer de la permanence du miracle,sur cette terre liquide d’où nous sommes sortis du ventre de l’évolution,comme la tête de l’enfant qui glisse hors de la matrice…Il y’a longtemps que j’ai divorcé de la mer ;quand je me suis séparé de la mer, cela faisait déjà un bail que ses amants avaient plier le camps…Il traîne- avec les algues visqueuses et la fiente des pétroliers,la chiasse du progrés- comme l’image du triomphe de l’oasis sur le désert ,sur ses plages, conquis par l’huile solaire, les parasols,la flaccidité citadine,les pédalos modestes,les mégalosde la glisse,les campeurs campés par la vox-populi et tout le peuple des congés payés, qui prend pour privilége l’os des vacances,que lui laisse ronger le grands requin blanc du marché, avant de lui remettre la museliére des jours ouvrables à la rentrée…La mer efface les traces de la terre a mesure qu’elle avance sur le rivage ;à chaque vague qui vient lécher le sable, une bouchée du continent disparaît ;la mer continue d’accoucher d’un désert inexorable…Qui se souviendra de la mer lorsque d’un dernier coup de langue pour la vider de ses gouttes ultimes, le temps,ce soiffard, l’aura siphonné,mise à sec,rendu anhydre comme une momie…Dépêcher vous d’aller voir la mer avant de devenir fossiles,de n’être plus que des souvenirs de vacances dans l’album de famille des espèces.

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27 juin 2007

E PERICOLOSO SPORGERSI.

images

Bien sur les mots sont vides.Mais le paquet de malboro est plein de clous pour le cercueuil.Pour ma Transfiguration mes fléches de cul rare dont chaque tir me touche au cœur.Sans se gêner, le type, dans la rue, à 7h-le kaoua tiéde à peine descendu- qui me demande un interview !Il parait que dans sa collection d’oiseaux rares je suis le spécimen manquant…Comment peut on être aussi faux de si bon matin ?Dans la rue, au lever, le type qui me parle de son urée ! de la dialyse à quoi il a échapper !de sa consommation d’alcool !de ses dernières publications !il me veut à tout prix dans sa collection de chasse …Sa galerie d’égos cultivés ;champs de ruines visités par les touristes japonais…S’il ne créchait dans le voisinage-3eme porte after my door- il aurait autant de chances de me rencontrer que Lady D d’éviter un pilier…La fumée l’empêche de respirer,elle ne dit rien, je sent sa gène, aérosol, dans l’asphyxie planétaire y’en qui ont de l’avance… je ressorts dans la cour,tire quelques taffes encore, en soufflant la fumée sur la fourmi qui panique et zigzag sur le ciment fissuré, le mégot dans le trou noir de la bouche d’égout, qui charrie l’horreur vers la mer usée.Il me parle de la sorbonne où son œuvre serait à l’étude ; s’il jouait au poker il serait invincible…Il me dit «  passe prendre un café, voir l’abbé bb riqueti riqueuta… ».Je l’envie, stratège éditorial, qui passe pour un esprit libre, invité à pérpéte des protecteurs de la pensée qui veillent et surveillent de l’autre coté de la mer défigurée, là où il jouait au crucifié sur les plateaux de télé, pendant qu’ici la chaîne n’en finissait pas qui montait au Golgotha…J’attends qu’elle sorte pour ranimer la flamme, ce sera déjà la quatrième en deux heures ; vitesse de combustion respectée, one megot toutes les thirty minutes,dirty minutes ;temps poisseux…Derrière mon dos, la télé allumée diffuse la puissance créatrice de Morandini,pendant que dehors les types séchent déjà comme de la viande salée sur les corbeilles en plastoc du « chez rasade », le rade existensialiste, où les mecs dégustent un café onctueux comme le bitume, en charcutant, avec les lames qui leur tiennent lieu de langue, le monde entier, qui pour eux se limite à une banlieue aride de l’infra-monde, là où l’histoire-celle qu’on a passé à la gégène avant de la déguiser en épouvantail-produit de la nitroglycérine à visage humain…Tiers monde ; quart monde ; fin du monde ; tout le monde descend, la planéte en a marre de nous avoir sur le dos, inondations par ci ; sécheresse par là ; seisme à coté…C’est  sans fin, avalanche de catastrophes ! A  peinefini le deuil de la famine que l’éruption d’un volcan te force à remettre le masque de la compassion, celui qui ressemble à la tronche du clown triste, comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase ressemble à la larme à l’œil…Elles sortent, j’offre un taxi, elles veulent marcher… la porte refermée derriere elles la peine s’engouffre avec la force d’un torrent…Plus seul que seul…Tout à l’heure il disait « cirrhose », j’ai répondu « arthrose »,il a dit « diabete », j’ai dit « déprime »…On à les médailles qu’on peut mon bon monsieur…Si j’avais un jumeau, aurais je besoin de toute cette nicotine et de ce spleen hors de saison…Un alter-égo pour endiguer la bile…J’ai de l’amour à prendre et donner mais même les filles du net-celles qui me jettent des fleurs-me fuient comme un buisson d’épines…Resultat sur six y’en a pas plus d’une qui m’a inviter à causer en direct live à travers la fenêtre numérique, celle par où si je pouvais me défenestrer j’atterirais sur leur matelas de douceur, dans leur giron…Oui mais voilà, même le sixieme élement, le seul qui m’ait lancer une invitation pour parler, est trop préssé pour me laisser le temps de bien me pencher par la fenêtre avant de passer de l’autre coté du rideau numérique..On s’est à peine dit bonjour qu’il fallut se quitter…Les gens sont pressés de vivre en croyant ne pas prendre le temps de mourir…Les oiseaux n’arrêtent pas de chanter, sans doute pour compenser notre manque de légereté…Une dame à cueillit une rose qu’elle m’a offert…Certains gestes sauvent des journées entiéres.

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19 juin 2007

DENTS DE SAGESSE.

CAYNINOR

Du piano doux dont la musique résonne dans ta tête,tu chercheras la source autour de toi, comme quelqu’un qui, dans un port, une gare, un aéroport, a perdu  de vu ses compagnons de voyage,il tourne la tête vers tous les cotés et ne sait pas quoi faire, attendre ? partir ? mais où aller sans les autres, sans celles et ceux avec qui tu écrivais ta vie ; ces albatros dont les dépouilles flottent au fil de l’eau du souvenir et dont tu espéreras, parmi chaque visage croisé, reconnaître les traits amis, la face fraternelle,la figure aimante ; voir le vitrail de l’amitié s’illuminer dans un regard.Rendez moi mes compagnons s’il vous plait et je restituerais tous les noms, tous les mots…Reprenez ce verbe qui ne fait que simuler la vie.

Etais tu donc aussi accueillante, pour qu’après cette étreinte, que j’attendais depuis des années,sans manifester mon espoir,crevant d’envie sous les masque odieux du bon camarade,tu  t’éloignes de moi avec tant d’énergie que j’en oubliais la facilité étonnante avec laquelle étaient tombées , d’un coup, d’un seul, tes résistances, lorsque je pris ton visage entre mes mains pour y mettre ces baisers  à quoi tu t’abandonnas, fléchissant subitement, ta tête pesant lourd sur mon épaule, lorsque je te soulevais de l’endroit, où nous fumes saisis debout, où tu oublias ton cartable, pour te porter vers la chambre, te déposer sur cette couche, où jamais je n’aurais du m’étendre à tes cotés, ignorant qu’en faisant cela c’était la part de moi la plus vulnérable que je mettais en terre…

Pour une fois dans ta vie tu chercheras des yeux avec la certitude que le sujet de ta quête est avalé par le torrent de la foule qui sur les cents collines- maquillées de l’ocre  des tuiles des maisons qui parsemées de l’immense éclosion des paraboles lézardent au soleil- dévale par toutes les rues sinueuses et serpentines vers le port plein de partants vers là où tu ne fis jamais retour.

le sujet de ta quête est engloutie par la grande vague inhumaine des bipèdes , il n’émergera plus- ce graal, cette vieille frimousse qui a divorcé du miroir- de cette masse d’inconnus qui a force de t’ignorer te révélera, ce que tu devinais dans les yeux qui se détournent : tu es étranger.

longtemps j'ai confondu  cette jeune femme-dont je suis à 50% pro géniteur- avec toi.Celà dura de mars2003 à l’ été 2006 où Jeanne m'envoya-aprés de trois années de rétention une image de toi, témoignant que sur ta chair le temps a fait son oeuvre,je crus que c'était toi dont je visionnais les traits admirables sur cette k7, où  croyant que c’etait *********que je capturais,enregistrant une émission de prime time dont la bouffonnerie fut ce soir là mêlée à ce drame à huit clos, qui se joua en 1979, à l’intérieur d’un pavillon de banlieue parisienne où la sibylline jeune beauté décida d’exiler de sa présence et par contrecoup de  son accueillant pays un candide prétendant à l’amour et à l’intégration qui pour lui était  indissociable de l’hospitalité du cœur, condition sans quoi il ne put rompre le cordon ombilical qui l’enchaînait au buisson d’épines de ses racines

Si seulement quelqu’un pouvait t’adopter pour que tu ressembles à tous ces gens qui n’ont pas leur ombre pour seul compagnon.Ces gens qui n’ont pas besoin des mots pour se tenir chaud.Mais tu as passer l’age pour prétendre à cette tendresse que suscite les larmes de l’enfant perdu ou le regard plaintif du chien abandonné.Tu erres alors.Tu erres toujours.Et les mots ne te servent plus qu’a mesurer l’abîme qui se crée entre ta singularité et celle des autres.Les etres singuliers ne vivent pas au pluriel.Solo tu.Solo mi.

Médecins sibyllins,infirmières immaculées,salles innombrables briquées, javellisées pour chasser le venimeux bacille, Blancheur des uniformes, des chambres, de la literie, comme un avant gout blafard, de la conclusion incolore , tout un monde de souffrance à la couleur lactée, éclatante, puis virant vers le

bleme, le gris des chairs figées,qui  me poursuit travers les époques de ma vie, de ma chute dans le coma à un age où le rêveur n’est pas encore dompté par la peur,jusqu’à la genèse du trepas de mon papa dans une clinique où l’hygiène et la propreté etaient comme exténuées, fourbus, d’avoir tant servi pour dissimuler l’ésprit de vautour usé et rusé qui regentait  les lieux , le  personnel,  la direction ;vautours installés sur le trone des cabinets ;Seigneurs de la fiente et de l’urine qui becquetez la la cervelle sacré de l’amour où sont planteés vos serres en or massif..Parfois les hommes en blanc portent sur leur personne entiére la souillure des compromis monnayé avec letrou sans fin du sépulcre.Comme la diarrhée d’une chauve-souris sur les ailes d’un

ange.

Tu te diras en regardant le fleuve des passants ,qui déborde dans la rue,qui ondule pareil au dragon du nouvel an chinois- qui va détroner la foire locale avec tous ces fils du ciel qui à peine débarqués dans la baie ont pignon sur rue- que rien ne fut jamais conçu pour colmater le vide de ta solitude par où s’écoule le temps qui t’est imparti. Il ne manquerait plus que ça,   des univers sur mesure pour les dépressifs !!! Une Création pour chaque créature mélancolique , qui prend son nombril pour le trou noir qui au centre de la galaxie ingurgite et regurgite les Mondes !!!

Des secondes, minutes, heures, jours, semaines, mois, saisons, années l’hémorragie dura longtemps avant que tu ne comprennes que tu es entré dans le cycle du désert.Tu marcheras encore longtemps avant d’apprendre l’immobilité.Mais tu auras fait un pas de géant quand tu sauras que rien n’est prévu pour consoler les hommes  amputés par la perte des illusions.Comment remplacer les chiméres par la réalité. ?

fallut d'abord le temps que se désagrége le mensonge que Jeanne et toi aviez décidé de mettre en scéne lorsque dans votre vie je réapparus.Les rôles etaient évidents: elle servirait de tampon entre nous , invoquant une nouvelle excuse à chacune de mes demandes pour prendre contact avec toi.Inspiratrice de cette stratégie de dissuasion, tu comptais sur l'usure pour tuer ma patience , me résigner à ne plus t'entendre ni te voir.De même que l'espace donne la possibilité au nageur , parti de sa serviette de plage de découvrir, en allant suffisament au large les dimensions de la cote, avec tous les détails qui la composent,cependant le temps en deroulant sa tapisserie avec les jours, les semaines, les mois, les saisons, m'apparurent dans le discours queJeanne me tenait sur toi, les failles, les trous, les impasses et les lignes de fuite.

Ainsi les mots traduisent ton ignorance.On avance, on avance.On avance dans l’indifférence.L’impassible alternance du jour et de la nuit.Des yeux qui s’ouvrent.Des cœurs qui se ferment.La beauté sans cesse recommencée, tel le ressac sur la plage à la peau dorée.L’eternel retour de la beauté qui nargue de nos vies le cortége changeant, pareil aux ombres et aux éclaircies qui au ciel se succédent.Voyage imperturbable sur la terre ,pour l’homme qui n’a de port d’attache que l’Esprit.Que dirent à ceux qui cherchent un passage, des clefs,une explication, un alter-ego, an another gogo ? que dirent à ceux qui pensent qu’il y’a un mode d’emploi avec en prime une vérité dans les écritures formatées par la culture ?S’il y’a Une vérité unique c’est que tout le reste est mensonge.MaisLe vieil Alfred et tous les autres voyeurs qui épient par le trou de serrure de l’éternité sont tous d’accord !! l’éternité ce n’est pas du bidon !!!

Ainsi dans la fiction où nous vivons, tout est réel ; aussi réel qu’une rage de dents.De là évidemment toutes ces générations qui de révélation en révolution, se succèdent avec la conviction que Le Sauveur est un dentiste.Ne pas croire c’est croire encore.

Je poursuivis ma tournée des commissions sous le grand ciel  radieux qui avait chasser l’atmosphére incertaine  entre rouille d’automne et le bleu cobalt de l’été…les saisons se détraquent cependant que les machines sont de plus en plus exactes… les systole et les diastoles de la nature se mettent à imiter le rythme cardiaque des vieux fumeurs ..Je passais au labo retirer les analyses, dont le résultat confirmait, avec le chiffre de la glycémie,l’avis médical, selon quoi je creuse inexorablement ma tombe avec ma bouche…Mais la vitesse d'excavation est réduite puisque il ne me reste que neuf dents pour finir le travail.

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13 juin 2007

55 FOIS LE TOUR DU SOLEIL.

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Le pays d'avant est présent pour toujours.Dés que nous quittons l'enfance, le passé  devient adulte;

il nous occupe, il nous serre de prés, nous macére.La mémoire, la voila, l'incurable maladie qui met la rouille en nous avant l'oxydation compléte.Quand cesse la nouveauté, devient usant pour l'esprit le ressac du jour et de la nuit. Nous vivons annexés par la mémoire; bonne ou mauvaise.Sur le manége délabre des souvenirs Le voyage dans le temps et les univers parallèles est à la portée de chacun; il suffit de penser au pays d'avant ,qui ne se sépare jamais de ses habitants.Moi j’y suis enchaîné depuis voila des lustres que*********,  geôlière qui s’ignorait,croyant être amie de la liberté,  m’expulsa du refuge qu’avait trouvé sous son toit et celui de ses amis, le migrant clandestin que je fus.Celà s'est passé dans un autre monde que celui -ci où chaque jour qui passe est une feuille qui tombe de l'arbre de vie.Le temps venu il faut bien alors dire sa peine , la force des choses , le poids des autres,avant d'être recouvert par le silence l'immobilité; avant que les tueurs, la maladie ou le fait d’hiver ne nous jettent peut-être dans la fosse commune de l'actualité.

Il est dur de mettre  des mots sur la vie.C'est comme de refaire des points de suture.Ca fait si longtemps que je traîne les mots dans mon sillage ; je tire le cerf-volant mais je n’arrive jamais à m’envoler   .Je me disais " j'écrirais si bien que je me laverais des humiliations!"Pas de meilleur détergent que les mots, avec la même encre qui sert aux autres de salive pour leur crachat.Mais au demi-siècle passé sans avoir produit à temps  de libelle contre le monde,  de la température froide à quoi elle doit être servie, la vengeance  est devenu du réchauffe, tant j'en ai refait la préparation, où de glacé il ne reste plus que le sentiment d'avoir vécu pour rien.

Afin que toi me subtilisant mes gènes, me rendant enfin utile  dans un rôle d'inséminateur, tu fusses secrètement en germe d’un enfant, que  dans ton couple tu étais seule a désirer ? M’aurais tu manipuler ? Ou ne suis-je égaré que par mon        imagination de héros du pauvre,que la belle saison quitte inexorablement en agitant les fanions de la jeunesse pendant que les morts s’empilent tout autour de moi ; il y’en a d’anciens qui gardent encore le pli du fer et les nouveaux fraîchement repassés ; je les case dans ma mémoire , rangés telles des piles de chemise immaculées pleines encore du parfum du souvenir ; la mort qui sent la naphtaline, le formol,les medicaments ;la mort qui fige les potages en laissant trainer les cuilléres dans les draps souillés, la mort qui glace les coeurs…

je me dis qu’avec les égards que je leur témoigne ils m’auront à la bonne quand j’entrerais Au Club,les macchabés… oui je sais, il me reste des beaux jours, surtout si j’étais dans ton joli bled, où ma durée de validité serait automatiquement prolongé, comme on le fait avec ces promotions de supermarché dont le délai de validité est renouvelé, jusque à ce que tout le stock soit liquidé…Dieu que j’aimerais être en solde de ton coté du Monde...Ici les rabais se font surtout sur la mort.

La vie tue toutes les envies…Qui créa l’autre du temps ou de l’ennui ? Tenter avec les mots de reproduire l’emploi du temps de la souffrance, avec ce sentiment que rien ne sert plus de s’activer,de s’agiter,de penser.

J’ai rejeté le drap comme un linceul,j’ai repoussé le tas de livres qu’hier je regardais avec concupiscence et qui ce matin me paraissent autant de traités d’amertume venant  s’ajouter à l'interminable défaite du changement;  mon esprit souffre du  l'impossibilité de changer de vie, de l'impuissance a quitter cette contrée où à l'inverse d'Antée je perds mes forces chaque fois que je touche le sol farci de la semaille séculière des charniers.

Pourtant je possède un visa , chose qui sépare ici  le désespoir de la multitude des postulants contrariés au changement climat, de nos nombreux spécialistes du grand  écart , qui sur la mareNOSTRUM vivent  dans le sens de l'histoire,à cheval sur deux rivages …

Ce sont des artistes au talent inépuisable à user des innocents comme d’autant d’ustensiles voués à servir de couverts pour la table sanglante de leur festin permanent où leur tient lieu de dignité le bavoir des souvenirs avec le prestige des déracinés, à qui on a transplanter le cœur au ventre;cousu directement sur l’œsophage…

Ce sont de grands voyageurs avisés,représentants à deux visages del'habileté à rester au sec; le sommet de la chaîne alimentaire , créatures voraces dotées d’autant de bras que Krishna et de tentacules que la pieuvre pour prélever leur parts dans les plats saignants de l’Histoire...

Pour vous deux terres, deux pays,deux patries, deux maisons,double ration pour un égo prévoyant qui sous toutes les latitudes possède une vie de rechange, une histoire secondaire pour ces citoyens du Monde ,qui vivent à cloche pied sur la carte de la planète, ne posant le pied et les bagages que seulement là où l’herbe est plus verte ;Janus in corpore :deux cœurs dans une même torse…

Combien sommes nous

qui- possédant deux cultures pour un seul passeport- envions ces apatrides de raison froide, qui vivent et se reproduisent sous pavillon de complaisance , pendant qu’au rythme des aiguilles de l’horloge de l’histoire tombent et souffrent ceux qui revendiquent un espace pour y ranger leur existence de nomade involontaire…

Mais que puis je faire de ce sésame, teint du vert de la prospérité sur quoi on a imprimé mon portrait telle la figure d'un désargenté sur la coupure d'un billet de banque?S’il arrivait que je transperce l’armure de ton indifférence avec ces mots, te rejoindrais-je la bas où déjà se querellent les couleurs qui veulent d'un individu rendu tout gris à force d'avoir vu se délaver l'idée de l'arc en ciel?

A l’inverse de beaucoup des gens qui recherchent une terre de rechange je ne pus supporter d’y faire demeure  sans au moins être désiré par un autochtone .La terre promise elle nous aime ou on la quitte.

ange.

Après l’opération ,quand l’infirmier venait à la maison pour changer le pansement de la plaie de père,je me tenais contre le mur, prés de la porte, comme si je voulais m’échapper refusant la vision de ce vieillard stoïque harponné par le carcinome;  détournant les yeux,gardant le regard levé,pour ne pas voir-cousue du sternum jusqu’au nombril-l’entaille sur quoi s’affairait l’homme aux gants en latex,pendant que de l’interstice de chair vive crée par l’enlèvement des points de suture, montait une vapeur de décomposition,s'exhalait des viscères l’odeur pestilentielle des gaz qui n’avaient pas été évacués. Cette blessure par ou se dégageait la puanteur la fermentation, des flatulences je la ressentais telle une béance, un abîme, par où s’engouffrait dans la pièce le souffle putride de la déchéance du père, le sacrilège olfactif qui mettait à mal sa stature de commandeur.

N’étant pas de nature à s’épancher, ayant passer l’age où elle est scandaleuse, impudique à force de cruauté, mon père ne montra aucune faiblesse devant la mort, qu’il redoutait moins que les grandes douleurs de la maladie qui restèrent au stade éventuel pendant une longue trêve  dont nous confondîmes la plage paisible avec une paix définitive et durant laquelle sans rien changer  à ses habitudes, de la  lecture des quotidiens du matin à l’heure du déjeuner àla prière du vendredi, qu’il n’aurait rater pour tout l’or du monde- il se déplaça comme dans un tunnel, en donnant pourtant l’impression aux autres qu’il etait  tout à leur présence ,pendant

ces trois années au bout duquel, la mort déplaçant sa porte d’entrée dans le corps de mon pére,déjoua tel  un champion d’échecs, la défense du chirugien ,en créant une bride à l’endroit même de la ligature de résection du colon expurgé de ses polypes, après la première ouverture verticale- pratiquée mille jours avant la fin- sur le torse paternel ,qui demeura harmonieux et vierge de plaies jusqu’à l’age de 82 ans.

Quelle idée peut on se faire de l'homme lorsque on est ainsi patenté a regarder de prés le défilé infini du corps fade de la maladie,repousser les échéances biologiques, retarder la putréfaction...

Comme cela fait si longtemps que j’ai commerce avec cette corporation qui fréquente le trépas au quotidien à travers la déclinaison infinie de la maladie,je me demande si à force de croiser la fin à travers leurs patients, de fermer les yeux aux mourants, cela atténue le scandale de la disparition pour les gens de cette profession quand la mort vient à enlever une personne qui leur est chére ; la douleur affiche t’elle des traits différents selon qu’on traite avec elle chaque jour ou qu’elle ne nous est pas familière?

On est pas pareils.Pour toi, un coit de plus, un coit de moins...Pour moi, ce fut tellement de vie en moins, aprés que ta lachété m'eut éconduit .Aujourdhui lorsque j'entends ou je vois des personnes aussi affranchies que toi,  je veux dire amputées  de la faculté d'empathie, parler d'amour,je me souviens de cette longue saison calcinée que j'ai vécu, là où les vivants manquaient de bras pour enterrer les morts.

Quand les mots sont engorgés dans ma tete,  ils y forment un caillot,un noyau  douloureux d'où finit par naitre cette glande dont je suis affligé , cette poche remplie d'encre noire qui jamais ne se vide.Quand je cesserais d'étre, à quoi celà aura t'il servi?

Lorsque on parvient à un certain stade, la persistance de la parole ressemble aux cheveux, aux ongles qui continuent leur croissance après la mort.Coupez la parole,débranchez les caméras et les micros.Circulez, il n’y a plus rien à voir.

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29 mai 2007

ASHES TO ASHES.

imagesCIGARSDans la douceur de l’air parfumé du printemps fleurent les souvenirs de mondes révolus. Le ciel me regarde avec tout l’éclat de la nouvelle saison qui exhibe ses couleurs rutilantes comme autant de fruits destines à être cueillis par nos yeux. Mais comment le Monde peut-il s’accommoder de la laideur des cœurs, du malheur, de l’injustice, de la destruction, de l’oppression lorsqu’il a le pouvoir d’abolir l’hiver et de recréer les merveilles du printemps? A moins que ses pieds soient plongés dans le fumier je ne sais comment la beauté fait pour cohabiter avec tant de sang. Vers quoi se tourner ?vers le torrent de larmes qui arrose l’actualité ou bien vers l’ample balancement des palmes qui dansent sous le ciel radieux un ballet de rêve ?La nature et la culture sont deux sœurs perverses qui font vivre dans nos cœurs l’opacité avec la lumiére.Ce printemps qui fait sensation de quoi peut il se vanter lui qui mêle dans ses gènes l’innocence et la sauvagerie ?Je lisais les souvenirs d’une femme dont l’amour fut déchiré par le terrorisme, en me disant que le plus grand crime de ceux qui vivent par l’épée- sous tous les drapeaux-c’est le massacre de ce sentiment qui nous lie tous comme si tous étions autant de mères et d’enfants. Pourquoi est ce toujours l’amer qui gagne contre l’amour ?
Je ne sais si ce sont des fleurs d’amandier mais les boutons éclos de couleur vermillon que le vent agite à ma droite sont indescriptibles de splendeur dans le contraste qu’elles font avec le vert du feuillage de l’olivier dérriére et le bleu du ciel superbe. Mystère du beau qui se déploie avec la même grâce dans les jardins policés comme sur un sol déserté par les soins de l’homme. Le soleil brille pour tous, sur les bidonvilles et les palais.Le soleil est injuste.Il devrait se réserver pour ceux qui n’ont pas d’éclairage publique. Les autres s’éclairent déjà assez  avec la couleur miel et dorée de l’or qu’ils entassent. La nature fait bon ménage avec l’excès qui pourtant la menace. Qu’on en juge seulement par la contribution importante apportée à la création du trou d’ozone et au réchauffement par la multitude des fumeurs de cigares Havane et Daviddof ?Mais la nature se fiche pas mal de la manière comment cela va finir :par l’incendie monstre provoquée par un fumeur dont le mégot passe de la bouche aux draps en glissant dans son sommeil ?par la subite éclosion de mille soleils nucléaires qui rendront la nuit blanche sans lunettes noires ?La nature fait son numéro sans même se soucier de nous crier « AU Feu !!! » puisque chaque jour qui passe notre espèce de pyromanes tient le compte des centaines de Km2 dévorés par le brasier. Nous sommes  le seul genre qui peut continuer d’admirer  les natures mortes  dans les musées pendant qu’autour se consume la vivante nature.Comme me le disait un collègue fumeur de blondes à qui je répondis que les brunes aussi ont du charme : « tu sais le jour où la flamme du briquet –Soleil sera soufflée, il n’y aura plus de jaloux puisque partout il ne restera que des mégots éteints »…

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24 mai 2007

Lettre d'amour.

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IL FAISAIT CLAIR VERS 6H15.La rue dormait encore avec les voitures alignées sans métaphore.Il faisait chaud.A l’imparfait j’entrais dans le café presque désert.Ca collait avec la température.Deux crémes.Deux croissants.Six comprimés.Presque pas de sons.Juste les pigeons et les passereaux,toujours ponctuels

.Sur la corbeille en plastique confortable j’ai fait comme les quelques autres debout alentour.J’ai bu , manger, regarder et j’ai pensé qu’il fallait retenir toutes ces sensations pour les reproduire.

Le monde etait encore nu, mais les minutes se pressaient de l’habiller dans la rue où les hommes et les machines qui faisaient leur apparition finissaient par se ressembler dans le va et vient de 6h30.

Plus qu’assis je m’etais posté en face de la rue pour contempler le spectacle de la banlieue qui se levait doucement, avec les tongs d’un type qui raclaient l’asphalte, avec le voile d’une fille en pantalon, avec un policier et ses cents pas et le livreur de croissant, avec un tout petit bonhomme habillé comme pour le dimanche mais sans chaussettes ,dont l’absence m’a fait penser que lorsque nous serons morts nous n’auronsplus besoin de socquettes,encore moins d’une toise pour mesurer nos corps, puisque les tombes sont d’une taille standard.A ma connaissance on ne fait pas les grandes tailles dans les nécropoles.Les nains comme les géants dorment dans le meme lit,en compagnie des tailles standard.

Les gens étaient encore fripés par le sommeil et malgré le parfum et les déodorants qu’ils portaient sur eux, il y’a cette odeur d’étable de l’humanité humaine quand elle se lève dans le métro, dans les bistrots ou bien comme chez moi, dans les cafés morts, où s’opérent des résurrections miraculeuses, par la magie des expresso, des verres de thé et autres boissons chaudes qui régenérent les corps tiédes.

Malgré la vie qui recommencait, les gens etaient polis.Mais parce que la nuit me restait en travers de la gorge j’ai fait mine de ne pas entendre quelques-uns qui me saluaient

.

J’admirais l’évolution, a travers les looping , les vols en rase motte,et les piqués des hirondelles.Les pigeons se jetaient du 11eme étage, ils plongeaient et nageaient dans le vide, l’azur en devenait plus grand ; c’était du cinéma vivant.En dandinant fiérement ils venaient picorer sur le trottoir, là où les humains sèment les miettes de la vie qui s’effrite.J’avais envie d’applaudir, mais à 6h45, je me serai fait remarquer, déjà que ne passe pas inapercu.

Mais au bout de la  de la troisième cigarette se manifesta la vieille pourriture ; sans etre invité l’ennui fit son entrée et comme d’hab il commença à me cuisiner : « pourqui ? pourquoi ? comment ? où ? ».Je n’ai pas tarder à craquer, je suis passer aux aveux ; l’dentification fut rapide, on aurait même pu se passer de la confrontation :j’ai reconnu mon désespoir  que j’avais fuit trois quart d’heure plutot…Alors , après avoir payer, sans mot dire, mes deux gardiens-l’ennui à ma droite/le désespoir à ma gauche-m’ont reconduit là où je venais de m’échapper ;j’ai marcher en pensant « un jour je me ferais la belle et vous –mes deux salauds-pourraient toujours me rechercher ! »

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16 mai 2007

nalblog.com

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Rey à paraître through Spandau Ballet.

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« Dit de l'amour

Dans la nudité de la feuille blanche

Immaculée comme les nuages d'été

Se tapit la flamme rouge du fauve »

En vérité ta philosophie se résume à cette phrase, où me reprochant par allusion d'avoir pour toi un attachement maladif, tu  me déclaras, ta voix rieuse à peine altérée par les milliers de kilométres séparant nos deux combinés:" et puis tu sais l'amour  ca tien plus dans la densité du papillon que dans le bronze des mains d'Elsa!". Me révelant ainsi par ta référence  au souffle de vie fugace  des lépidoptéres, que la passion est pour toi quasiment un état  gazeux, délesté du poids de la chair et des chagrins,tu attendis en vain , dans le silence qui suivit, que je m'oppose à ton point de vue , en invoquant la plaie profonde que j'ai retiré de  la seule étreinte partagée avec toi; comme si de toute mon amej'avais etreint une épée travestie en femme .Mais Dominique ,  il ne s'agit plus d'amour, mais d' exorcisme pour mettre fin a ce maléfice dont tu me fis cadeau, lorsque la vague de sensualité m'ayant rouler sur toi, que m'ouvrant les bras et les cuisses, afin de  m'aspirer au profond de ton désir, tu m'inoculas  l'obssession de toi, qui demeura en incubation , jusqu'à ce que les premiers symptomes de la fixation se dé&vellopent, lorsque quelques jours à peine aprés m'avoir accueillit, là où je pensais trouver ton coeur, tu mé voues à une sorte d'immatérialité-la transparence, l'invisibilté des exclus-et à te changer en idée-fixe en moi, par l'arrachement sec que tu m'infligeas, me retirant de ton cœur hautain, où tu décretas avec tant de violence informulée mais rendue éloquente par ta froideur, que je n’avais pas place, en t'arrangeant avec  Anne, ton amie de vingt ans,pour me fiche à la porte de votre foyer, qui m'offrant le gite et le couvert, donnait aussi un sanctuaire au sans-papiers que j'étais.Si vous aviez pu mesurerla portée de votre acte,vous auriez su  que s'accomplissait à travers la porte que vous me fermiez, cette promesse qu'un jour, où je  me retrouvais dans les sous-sols de l'Archevéché, à Marseille, pour "un banal controle d'identité"selon la formule consacrée par les bavures, me fit un brigadier-dont je ne sais ce qui l'exaspérait le plus de mes origines où de mon air de beatnik tardif-"tu sais toi , on va te jeter dans le puits et tu ne remonteras jamais plus par ici!"... Pourquoi à ce moment là où j’étais à la merci de l’abitraire, me suis-je demander que quel soit le point du globe où je déboucherais ,pourvu que ce ne soit pas dans la piéce où je dors à la maison !; chez moi dans la ville blanche ,grise d'ennui et noir d'humeur,si comme avec une chignole on forait un trou passant à travers l’épaisseur de la planéte, depuis la place  où j’étais assis sur un banc en bois de justice avec l’air des victimes reconnues coupables.

Maintenant que je repense au puits où me menaçait de jeter ce policier qui en civil arborait cet air  de vacherie indélébile propre aux répressifs par  idéal,je trouve qu’il y’a une constance dans les termes employés pour désigner  les mots dont on use pour signifier la sanction ou la disparition.Il y’ a une parenté dela suppression de liberté à l‘élimination physique, de « mettre au trou » à « jeté dans un charnier », en passant par « mis aux oubliettes » qui fut le châtiment réservé à moi par ton souci de faire disparaître un géniteur gênant

Pas besoin de comprendre la langue pour avoir les larmes aux yeux.Il y’atant de choses que j’aurai aimé faire, mais elles sont parties , suivre le sillagedes nuages,pourquoi j’aurais donner ma vie s’i ls m’avaient  pris à bord de leur caravane,de leur écharpe enroulé autour du monde.

Combien j’ai voyagé ,à traversces chambres, ces rues qui chaque nuit me ramenaient vers moi, ce regard dans le miroir, cet esprit enchaîné à l’habitude, par excès de bagages intérieur; jamais je ne pus mettre ni ma peur, ni mon cœur d’enfant à la consigne , pour que les ailes des îles me poussent definitivement  vers le large.

Je me faisais la belle dans les livres,j’y apprenais la vie par le trou de serrure de la puberté.Je lisais dans la musique que je gardais collée à mon oreille où je fixais l'écouteur tel un déficient auditif,jusqu’à l’heure du lever pour l’école ; le transistor de poche gainé de cuir etait relié à mon ouie, la nuit durant, où je passais de la veille au sommeil en écoutant des airs que je ne savais pas etre déja des hymnes, d’une jeunesse qui outre mer se levait telle une moisson de désirs longtemps refoulés.

La chanson te fait frisonner ; mais n’est ce pas le froid plustot qui te rappelle les amis morts ou pire encore ?N’est ce pas l’hiver qui te glace ,que tu confonds avec la solitude des chemins vides,où pour reprendre des forces tu t'assieds sur des tombes-tels des bancs d'éternité-là où jadis tu dansais en riant,plaquant des accords jamais les mêmes, sur la gamme des camaraderies,que le temps dispersa à tous vents , après que des mains tu eus si longtemps battu le rythme en cadence  avec la foule quand elle devenait houle,sur ces avenues au bout de quoi venait battre du monde le ressac toujours recommencé ;toujours plus insensé...Le temps a tiré vers lui presque toute la couverture qui me tenait chaud au coeur.Chaque jour que je gravis sur l’échelle des années élargit d’avantage l’horizon.Mais de la mer jusqu’aux montagnes l’étendue que je découvre depuis la hauteur de mon age,avec la géométrie des villes, le cadastre des rues,les passants réduits à la taille des maquette, tout me parait détache de moi comme si la géographie du paysage où j’ai usé mon cœur n’est plus qu’une existence en modèle réduit ; une illusion qui rétrécit a mesure que je monte une à une les marches du temps.
_

Gout de cigue de la nostalgie.Quelque chose nous a été donné dont nous ne devinons l’usage que lorsque les bouquetsont fanés.
O les splendeurs dont on ne nous avait pas prévenus et que sur le rivage des génération les vagues apportent encore et encore.Caresses passées sur nous avec la patine du temps.Nos peaux parchemins oùAinsi que sur la neige  immaculée le pas des gens qui passent laisse ses traces; et sur notre peau ont glissées les caresses qui sans se connaître se sont croisés  et confondues avant de disparaître et le parchemin retrouve sa virginité attendant que la douceur de l’amour revienne écrire encore des histoires avec son merveilleux alphabet.Que n’ai-je été Dominique un épiderme crée pour que tu y inscrives ta tendresse.Que n'ai je été Dominique le chemin où chaque jour tu poses un pied derriere l'autre. ….


En m'invitant, ma valise et moi à partir voir ailleurs, de moi vous avez fait un paquet de chagrins ballotté entre deux rives, l'une qui m'a vu naitre, l'autre où je voulais renaitre... n'ayant  d'autre ressources que votre secours, vous me renvoyiez vers mon passé, que je n'ai plus quitter, meme si séparé physiquement de l'amére patrie, je ne m'en suis jamais coupé mentalement; n'ayant jamais couperavec la maratre bien-aimée le cordon ombilical ,dont les changements de formes suivirent les mutation  des supports médiatiques; le dernier en date des avatars unissant le fœtus indigéne au placenta métropolitain-qui lui n'en finit pas de prospérer en aspirant la substance vitale des anciens pays sous souverainté lycanthropique- ,etant le fil d'antenne qui me relie , avec la multitude des bouffeurs d'images, aux assietes des paraboles.

Cette vie  raccordée au souffle artificielles des alizés publicitaires; sous perfusion de l'enchevétrement des cables des reseaux d'information-O le reptile qui tient nos vies dans ses anneaux- me donne l'impression d'etre un comateux dont l’activité cérébrale est maintenue grâce aux chimères dont on le gave via l’entonnoir cathodique qui s’il tombait en panne-éteignant le soleil de l’hypnose avec l’image  des moniteurs en régie- révélerait sur l’écran les barreaux qui nous y enchaînent.Pas de vraie vie, au culte des objets làbas, répondent ici les promesses d'outre-tombe.

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Posté par fratrie à 17:27 - journal intime - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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